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Le 30 juillet 2010, Dominique Pelicot est surpris en train de filmer, avec une caméra-stylo ,sous les jupes de clientes dans un supermarché de Seine-et-Marne en région parisienne. Il est placé en garde-à-vue et s'en tire avec le paiement d'une amende de 100 euros. Mais les policiers prennent son ADN... qui "matche" avec une empreinte, enregistrée dans le Fichier national des empreintes génétiques, relevée en 1999, dans le cadre d'une enquête pour tentative de viol dans le même département."Entendue en tant qu'épouse,Gisèle découvre une sordide vérité.Mon cerveau s’est arrêté dans le bureau du sous-brigadier Perret", écrit ainsi Gisèle Pelicot, qui raconte lorsqu'elle a appris, au commissariat de Carpentras, que son mari l'avait droguée à son insu pour qu'elle soit violée par une cinquantaine d'hommes.

Puis est venu le temps du procès des 51 co-accusés : "une meute et Dominique". "Lui, j’avais hâte de l’avoir en face de moi. Eux, je craignais leur nombre. Si bien que, de plus en plus, la porte fermée du tribunal, censée me protéger des regards, de la presse et des commentaires, m’inquiétait. Elle me laisserait seule face à eux", se confie-t-elle, au moment de justifier pourquoi elle a refusé le huis clos à l'audience.Gisèle Pelicot a souvent répété vouloir que "la honte change de camp". Cette tragédie soulève les problèmes du non consentement,du viol, de la soumission chimique et de l'abus de confiance.Ce combat l’a hissée au rang d’icône mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes.

 Dominique Pelicot a été condamné en décembre 2024 à 20 ans de prison, la peine maximale pour viol aggravé. Et si le procès des viols de Mazan marquait un tournant dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ?